Le SCRS est un des organismes de sécurité les plus
ouverts et les plus responsables au monde. Cela est rendu possible grâce
à un ensemble de mécanismes et de processus de contrôle et
dexamen qui sont prescrits par la Loi sur le Service canadien du
renseignement de sécurité, dont les suivants :
- Ministre de la Sécurité publique Canada : le ministre est redevable au Parlement
pour le SCRS dans son ensemble et son orientation générale.
Il émet des directives de politiques quant aux procédures
opérationnelles, il est informé des opérations
et des problèmes en matière de sécurité
et approuve les ententes et les relations de coopération avec
les organismes étrangers.
- Sous-ministre de la Sécurité publique Canada : le sous-ministre conseille le ministre
sur lorientation générale du SCRS et surveille la
façon dont le SCRS met en oeuvre cette orientation.
- Directeur du SCRS : le directeur du SCRS est
redevable au ministre pour ce qui est de la gestion et de la responsabilisation
du SCRS. Il soumet périodiquement au ministre des rapports sur
les activités du SCRS et préside des comités internes
qui visent à améliorer la gestion et la responsabilité
de lorganisme. Deux de ces comités sont directement responsables
des techniques denquêtes du SCRS et font autorité
en la matière.
- Inspecteur général : linspecteur
général est chargé de surveiller si le SCRS respecte
les politiques opérationnelles, de revoir ses activités
opérationnelles ainsi que dexaminer et démettre
un certificat indiquant le degré de satisfaction quant au rapport
annuel sur les opérations que dépose le directeur. Le
certificat et le rapport sont transmis au Comité de surveillance
des activités de renseignement de sécurité (CSARS).
À la demande du ministre ou du CSARS, linspecteur général
peut effectuer un examen de certaines activités du SCRS. Linspecteur
général a accès à tous les renseignements
que possède le SCRS (sauf aux confidences du Cabinet).
- Comité de surveillance des activités de renseignement
de sécurité (CSARS) : le CSARS est chargé
dexaminer comment le SCRS sacquitte de ses fonctions; il
enquête sur les plaintes qui sont portées contre le SCRS.
Le comité enquête également sur les plaintes qui
sont déposées par des personnes à qui on a refusé
daccorder une habilitation
de sécurité et il examine les rapports concernant
les demandes dimmigration et de citoyenneté qui ont été
rejetées pour motifs de sécurité ou de criminalité.
Pour pouvoir sacquitter de ses responsabilités, le comité
a accès à tous les renseignements que possède le
SCRS (sauf aux confidences du Cabinet). Le CSARS informe régulièrement
le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile des conclusions de ses enquêtes et produit un rapport annuel que le ministre dépose au Parlement.
- Cour fédérale : le pouvoir dautoriser le recours à des techniques denquête intrusives revient uniquement à la Cour fédérale du Canada. Avant quune telle autorisation ne puisse être accordée, le SCRS doit fournir une sérieuse justification quant au recours proposé à ces techniques dans un affidavit, lequel est examiné par un comité supérieur du SCRS présidé par le directeur et comprenant des représentants du ministère de la Justice, ainsi que de la Sécurité publique Canada. Si le comité appuie le recours à des techniques intrusives, laffidavit est soumis au ministre de la Sécurité publique Canada pour fins dautorisation. Si le ministre donne son approbation, laffidavit est alors soumis
à la Cour fédérale, laquelle doit émettre un mandat avant que le SCRS ne puisse aller de lavant avec la technique denquête par intrusion.
- Présentation de rapports destinés au public :
le SCRS fournit des renseignements au Parlement et au public par lentremise
de la déclaration annuelle du ministre sur la sécurité
nationale et du Rapport public du SCRS. Ces documents
fournissent aux Canadiens une évaluation du contexte actuel en
matière de renseignements de sécurité et expliquent
en détail les efforts que déploie le gouvernement pour
assurer la sécurité nationale. Plus précisément,
le Rapport public du SCRS vise à accroître la
sensibilisation aux fonctions du SCRS et aux processus quil utilise,
ainsi quà dissiper certains des mythes entourant le travail
relatif aux renseignements de sécurité.